
Vendredi, 2 mai 2008
19h02
Village paumé, soleil couchant
Chaleur douce et chambre en bordel
Tatu ft Rammstein qui tourne
Un tigrou devant son pc
Doc word ouvert
Article.
J’ai envie d’écrire, pour ne rien dire ou presque. L’appétit vient en mangeant, les idées en écrivant. J’ai envie de parler de moi, de ce qui m’entoure, de ce qui me plaît, et ce dont j’ai marre.
Etaler ma vie de lycéenne feignasse et rêveuse. Voilà, vous êtes prévenu, ça va être chiant. Ce qui est chiant avec ce genre de personnes, c’est qu’elles sont égoïstes, en fait. Car elles
écrivent pour elles, et non pas pour les autres. C’est vrai, personne n’en a quelque chose à faire de Martine qui fait 1m63 et aime les chats, ou de Stéphane qui fait du basket trois fois par
semaine avec son meilleur ami. Mais c’est bien normal après tout, chacun a sa part d’égoïsme à gérer. J’ai pas envie de parler de blog en fait, alors on en reste là. Je pourrais pousser une
gueulante sur les cours, qui m’emmerdent profondément, ou bien sur le prix du pétrole. Mais ça n’avancerait à rien. Je pourrais exposer mes noirs poèmes qui attendent dans un sombre dossier
catégorie « douce mélancolie et maux d’une ado perturbée » dans un coin de mon pc, mais non, ça n’avancerait à rien. Je pourrais faire une spéciale dédicace à des gens que j’aime, et
d’autres que j’emmerde profondément, à la manière des cours, mais en plus violent. Mais ça n’avancerait pas à grand-chose non plus à vrai dire. En fait, ce dont j’ai vraiment envie, chaque
jour. Chaque heure. Chaque minute. Chaque seconde… J’ai… J’ai envie d’originalité. J’ai envie de nouveauté. J’ai envie de créer, de jouer à dieu dans un monde
infini. Je veux toucher le ciel et voir les rêves. Je veux les capturer dans une boîte métallique, remplie de bandelettes noires et m’en faire une demeure, un
château, un palais, un royaume rien qu’à moi et à ceux capables de voir ce qui les entoure. Je veux qu’il voient à travers mes yeux, qu’ils sentent les choses à travers mon cœur et comprennent ce
qu’il se passe dans ma tête. Je veux vivre libre, je veux me créer ces ailes de lumière et d’acier, construire mon décor et vivre mille et une vies. Enfermée dans ma
bulle, ma quatrième dimension. Ouverte au monde et à tous ses aspects. J’ai soif de découverte, j’ai faim de sentiments, besoin d’adrénaline pour que chaque instant soit inoubliable.
Unique. Propre à chacun. Le temps défile à 24 images par seconde dans mon esprit, il s’évade au rythme de métamorphoses toutes plus étonnantes les unes que les autres. La vie est trop
riche pour être monotone, elle est trop belle et trop triste, trop importante et trop merdique à la fois pour qu’on n’essaie pas de la saisir, sous tous ses aspects. Maître du ciel et de la
terre, des rêves et de la vie. Ne faire qu’un avec eux et parcourir ces innombrables possibilités, en une vie. Vivre plus que de raison. C’est comme ça que je veux profiter de l’existence. En
faisant exister.
Voilà, j’ai l’intention de me battre, battre des ailes pour atteindre le ciel. J’espère ne pas arriver trop vite à la chute de l’histoire, pardonnez le jeu de mot stupide. Une chance sur combien ? En fait je préfère pas savoir, un ange déchu ça fait tellement cliché… Ca me fait penser à Ycare s’approchant du soleil, je me demande si un spot géant pourrait me consumer. Me faire retomber dans cette sombre réalité, lorsque, comme une douche glacée, la lumière glissera sur mes restes brisés. Fondue au noir. Roh, c’est mauvais tout ça, très mauvais. On coupe les gars.
On coupe.
Ce n’était pas l’article que je pensais faire. Désolée, je voulais faire un article intéressant, car c’est les seuls qui ont vraiment une raison d’être, à mon sens. Eh bah tant pis quoi. C’était ma part d’égoïsme torturé de la journée, on se revoit pour l’oscar des espoirs de jeunesse…
Mot de la « fun » ?...
« Du bonheur à l'état pur, brut, natif, volcanique, quel pied ! C'était mieux que tout, mieux que la drogue, mieux que l'héro,
mieux que la dope, coke, crack, fix, joint, shit, shoot, snif, pét', ganja, marie-jeanne, cannabis, beuh, peyotl, buvard, acide, LSD, extasy. Mieux que le sexe, mieux que la fellation,
soixante-neuf, partouze, masturbation, tantrisme, kama-sutra, brouette thaïlandaise. Mieux que le Nutella au beurre de cacahuète et le milk-shake banane. Mieux que toutes les trilogies de George
Lucas, l'intégrale des Muppet Show, la fin de 2001. Mieux que le déhanché d'Emma Peel, Marilyn, la Schtroumpfette, Lara Croft, Naomi Campbell et le grain de beauté de Cindy Crawford. Mieux que la
face B d'Abbey Road, les solos d'Hendrix, le petit pas de Neil Armstrong sur la lune. Le Space Mountain, la ronde du Père Noël, la fortune de Bill Gates, les transes du Dalaï lama, les NDE, la
résurrection de Lazare, toutes les piquouzes de testostérone de Schwarzy, le collagène dans les lèvres de Pamela Anderson. Mieux que Woodstock et les rave parties les plus orgasmiques. Mieux que
la défonce de Sade, Rimbaud, Morrison et Castaneda. Mieux que la liberté. Mieux que la vie… »
Jeux d’enfants (2003)

